En résumé : L'essentiel des Invalides
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Le monument : Un chef-d'œuvre de l'architecture classique française voulu par Louis XIV.
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Incontournable : Le tombeau de Napoléon Ier, situé sous un Dôme doré culminant à 107 mètres.
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Culture : Le musée de l'Armée, l'un des plus grands musées d'histoire militaire au monde.
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Mission : Un lieu qui accueille encore aujourd'hui des pensionnaires et blessés de guerre.
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Localisation : Dans le 7e arrondissement, relié au Grand Palais par le magnifique pont Alexandre III.
Pourquoi visiter Les Invalides à Paris ?
Lorsque le soleil décline sur Paris, il y a un point précis sur la Rive Gauche qui semble capturer chaque rayon de lumière : c'est le Dôme des Invalides. Cette coupole étincelante, recouverte de 12 kilos d'or, n'est pas seulement un repère dans le ciel parisien ; c'est un sanctuaire où bat le cœur de l'histoire militaire de la France.
Franchir la porte des Invalides, c'est passer de la grandeur du Roi-Soleil, qui fit bâtir cet hospice pour ses vieux soldats, à l'épopée légendaire de Napoléon Bonaparte, dont le sarcophage monumental de quartzite rouge impose le silence. Entre les canons de la cour d'honneur et les armures étincelantes des rois, on ne visite pas simplement un monument : on pénètre dans la mémoire vivante de la Nation. Monsieur de France vous guide à travers ce palais de gloire, de l'ombre des cryptes jusqu'à l'éclat des victoires impériales.
Que voir aux Invalides ?
Les invalides dans Paris / Photo choisie par Monsieur de France : par Rolf Dobberstein de Pixabay
Le tombeau de Napoléon Ier
Difficile de ne pas commencer par lui. Depuis 1840, Napoléon Ier repose sous le Dôme des Invalides. Il fallut une décision de Louis-Philippe pour rapatrier les cendres depuis Sainte-Hélène, et ce retour fut une véritable fête nationale. Le cortège, immense, traversa Paris et entra solennellement aux Invalides. Depuis ce jour, le Dôme est devenu un sanctuaire. On descend dans la crypte circulaire et l’on découvre le sarcophage en quartzite rouge de Finlande, posé sur un socle en granit vert des Vosges. Tout est pensé pour impressionner : douze statues colossales, allégories des victoires, entourent l’Empereur, comme pour rappeler son destin hors du commun. Ici, on comprend pourquoi Napoléon fascine encore. Mais le Dôme n’est pas réservé à l’Empereur. Le roi de Rome, son fils, y est inhumé dans une urne précieuse. Le maréchal Foch, artisan de la victoire de 1918, et le maréchal Lyautey reposent aussi sous ces voûtes. C’est un panthéon militaire où la France rend hommage à ses plus grands soldats.
Le tombeau de Napoléon aux Invalides / photo par Robert Crum/Shutterstock.com
Au-delà de l'Empereur : qui repose vraiment aux Invalides ?
Si le sarcophage de Napoléon Ier attire tous les regards, les Invalides sont le véritable Panthéon militaire de la France. Dans la crypte et les chapelles latérales, on découvre des destins hors du commun. Le Roi de Rome (L'Aiglon), fils de l'Empereur, repose enfin aux côtés de son père. On y trouve aussi les sépultures des frères de Napoléon, Joseph et Jérôme Bonaparte. Plus loin, la mémoire de la Grande Guerre est incarnée par le Maréchal Foch, dont le monument funéraire est l'un des plus émouvants du site. Enfin, n'oublions pas Vauban, l'ingénieur de génie, dont seul le cœur repose ici, ainsi que le Maréchal Lyautey. Cette concentration de gloire fait des Invalides un lieu de pèlerinage pour comprendre l'évolution de la stratégie militaire française.
Le secret du Dôme : l'or et la symbolique royale
Les invalides au lever du soleil depuis le pont Alexandre III / par Dennis van de Water/Shutterstock.com
Même sans le tombeau, le Dôme suffirait à faire des Invalides un monument incontournable. Édifié entre 1679 et 1706 par Jules Hardouin-Mansart, il culmine à 107 mètres. Sa coupole, recouverte de feuilles d’or, capte la lumière et brille de mille feux au soleil. Longtemps, c’est lui qui domina le ciel de Paris. À l’intérieur, tout est fait pour éblouir : fresques baroques, colonnes majestueuses, jeux de lumière savamment orchestrés. Le Dôme était la chapelle royale de Louis XIV, qui pouvait y assister à la messe depuis une tribune privée. C’est un chef-d’œuvre d’architecture et de mise en scène religieuse. À côté, l’église Saint-Louis des Invalides est beaucoup plus simple. Elle accueillait les soldats pensionnaires et garde encore une atmosphère de recueillement. Au plafond, flottent des drapeaux militaires pris à l’ennemi, silencieux témoins de la gloire et des sacrifices des armées françaises.
Le Dôme des Invalides, longtemps le monument le plus haut de Paris, n'est pas seulement un repère visuel. Pour Louis XIV, il s'agissait de rivaliser avec la basilique Saint-Pierre de Rome. Saviez-vous que pour sa dorure, plus de 12 kilos d'or furent nécessaires lors de la dernière restauration en 1989 ? À l'origine, cette coupole était le symbole de la monarchie absolue : le Roi-Soleil pouvait assister à la messe depuis son fauteuil, séparé des soldats par une simple balustrade, affirmant ainsi son statut de représentant de Dieu sur terre. L'architecture de Jules Hardouin-Mansart joue sur des jeux de lumière savants pour que, même par temps gris, le sanctuaire semble baigné d'une clarté divine.
Le dôme des invalides vue intérieure / photo par RistoH/Shutterstock.com
Le Musée de l’Armée aux Invalides
Un canon du musée de l'armée / Photo choisie par monsieur de France : par Jean-Paul Verpeaux de Pixabay
Que contient le Musée de l’Armée
Difficile d’imaginer un endroit plus adapté pour un musée militaire. Le musée de l’Armée, fondé en 1905, rassemble plus de 500 000 pièces. On y traverse mille ans d’histoire de guerre, d’armement et de mémoire. La visite commence au Moyen Âge. Armures complètes, heaumes étincelants, épées forgées, arbalètes : on se croirait dans un roman de chevalerie. Puis viennent les guerres modernes avec uniformes du XVIIe siècle, canons en bronze, fusils à silex. On y sent la montée en puissance des armées royales. Le Premier Empire a sa place de choix. Bicornes, manteaux de maréchaux, armes décorées, drapeaux de régiments : tout rappelle la légende napoléonienne. Les vitrines regorgent d’objets qui parlent autant aux passionnés d’histoire qu’aux curieux. Le XXe siècle est sans doute la partie la plus émouvante. Pour la Première Guerre mondiale, on découvre les uniformes des poilus, les fusils Lebel, des objets de tranchées, mais aussi des lettres et photos. Pour la Seconde Guerre mondiale, ce sont les uniformes de résistants, les armes de la Libération de Paris, les documents sur de Gaulle. Le musée comprend aussi un mémorial Charles de Gaulle. Grâce à un parcours multimédia, on suit la vie et l’action du Général, du 18 juin 1940 à la présidence de la République. On sort du musée avec une compréhension globale et incarnée de l’histoire militaire française.
Autour du tombeau de Napoléon / Photo choisie par Monsieur de France : par Denis Doukhan de Pixabay
La cour d’honneur et les cérémonies
La cour d’honneur est l’un des plus beaux ensembles classiques de Paris. Bordée de galeries, elle servait autrefois aux rassemblements militaires. Aujourd’hui encore, elle accueille des cérémonies solennelles. C’est ici que la Nation rend hommage à ses héros, lors de funérailles ou d’hommages officiels. On y voit aussi une superbe collection de canons anciens alignés le long des galeries. La cour d’honneur est à la fois une vitrine d’architecture classique et un lieu où bat encore le cœur militaire de la France.
La cour d'honneur des Invalides / photo par Ivan Soto Cobos/Shutterstock.com
Quoi voir autour des Invalides ?
L’esplanade des Invalides
Impossible de manquer ce vaste espace vert qui s’étend devant la façade monumentale. L’esplanade des Invalides est comme un tapis qui relie le Dôme à la Seine. On s’y promène, on s’y repose, on y pique-nique parfois. Les Parisiens aiment ce coin de respiration, au cœur d’un arrondissement où dominent ministères et ambassades. L’esplanade a aussi une histoire. Aménagée dès le XVIIIe siècle, elle fut longtemps utilisée pour des défilés et des parades militaires. Aujourd’hui encore, il n’est pas rare qu’on y installe des expositions en plein air ou des concerts. Et la vue qu’elle offre sur la coupole dorée reste l’une des plus belles perspectives de Paris.
L'Eglise des Invalides / photo par Mistervlad/Shutterstock.com
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Le Pont Alexandre III
À deux pas des Invalides, on traverse la Seine par ce qui est sans doute le plus beau pont de Paris. Le pont Alexandre III, inauguré en 1900 pour l’Exposition universelle, est un chef-d’œuvre d’élégance. Avec ses lampadaires monumentaux, ses statues dorées et ses arcs délicatement décorés, il symbolise la Belle Époque. Depuis son tablier, la vue sur la coupole des Invalides est magnifique. Au coucher du soleil, le Dôme s’illumine et reflète ses ors dans la Seine. C’est l’un de ces endroits où Paris se contemple, où architecture et paysage se marient avec grâce.
Arc en ciel sur le pont Alexandre III et les Invalides à Paris / photo par RistoH/Shutterstock.com
Le Grand Palais et le Petit Palais
En franchissant le pont, on tombe sur deux édifices spectaculaires : le Grand Palais et le Petit Palais, construits également pour l’Exposition universelle de 1900. Le Grand Palais, avec sa verrière immense, est l’un des lieux d’exposition les plus prestigieux de la capitale. C’est là que se tiennent des expositions d’art mondialement connues, des salons, des événements culturels. En face, le Petit Palais séduit par sa façade élégante et son jardin intérieur. Il abrite le musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, avec une collection permanente gratuite et de très belles expositions temporaires. Le duo Grand et Petit Palais forme avec les Invalides un triangle d’art, d’histoire et d’architecture.
Le quartier du 7e arrondissement
Le Musée d'Orsay à Paris / photo par Berny-1/Shutterstock.com
Autour des Invalides, le 7e arrondissement déploie son charme. Avenues calmes, façades haussmanniennes, cafés parisiens aux terrasses animées : le quartier offre un cadre raffiné et élégant. On y croise aussi les bâtiments officiels, comme le ministère de la Défense et plusieurs ambassades. Un peu plus loin, on peut rejoindre le musée d’Orsay, installé dans une ancienne gare et qui abrite l’une des plus belles collections impressionnistes au monde. Visiter les Invalides, c’est donc aussi découvrir tout un quartier de musées et de promenades.
Le Grand Palais / Image choisie par monsieurdefrance.com : Jovannig via dépositphotos.
L’Hôtel des Invalides : histoire et architecture
Pourquoi Les Invalides ont été construits
En 1670, Louis XIV décide de construire un établissement pour ses soldats blessés et invalides. C’est une idée neuve et audacieuse : jusque-là, les anciens soldats finissaient souvent pauvres et abandonnés. Le Roi-Soleil veut leur offrir logement, soins et dignité. L’architecte Liberal Bruant conçoit un immense quadrilatère de cours, de dortoirs et de bâtiments. L’ensemble pouvait accueillir jusqu’à 4 000 pensionnaires. Les premiers invalides s’y installent dès 1676. On y vit, on y travaille dans des ateliers, on y prie dans une église. Les Invalides étaient donc à la fois un hôpital, une maison de retraite et une caserne.
L’architecture du complexe des Invalides
Quelques années plus tard, le ministre Louvois confie à Jules Hardouin-Mansart la construction d’une chapelle royale. Entre 1679 et 1706, il érige le Dôme des Invalides, l’un des plus beaux édifices baroques de France. Sa coupole dorée devient immédiatement un repère dans le ciel parisien. C’est un manifeste architectural : grandeur du roi, splendeur du royaume.
Louis XIV visitant les Invalides en 1706, peinture de Pierre-Denis Martin.
La vie des pensionnaires : une ville dans la ville
Sous Louis XIV, les Invalides n'étaient pas un musée, mais une véritable cité autarcique pouvant accueillir jusqu'à 4 000 anciens soldats. La discipline y était quasi monastique. Les "invalides" n'étaient pas oisifs : les plus valides travaillaient dans des ateliers de calligraphie, de reliure ou de cordonnerie. Ils étaient logés, nourris (avec une ration de vin quotidienne !) et soignés. C'était la première fois qu'un État prenait officiellement en charge ses vétérans, une révolution sociale pour l'époque. Aujourd'hui, l'Institution Nationale des Invalides (INI) poursuit cette mission en accueillant des pensionnaires et en soignant les blessés de guerre contemporains dans un hôpital de pointe intégré au monument.
Les Invalides et la Révolution
Le 14 juillet 1789, les Invalides jouent un rôle crucial. Ce matin-là, les émeutiers s’emparent des fusils et des canons de l’arsenal. Quelques heures plus tard, ces armes servent à prendre la Bastille. Les Invalides sont ainsi liés à jamais à la Révolution française.
Le retour des cendres de Napoléon
En 1840, Louis-Philippe décide de ramener à Paris les cendres de Napoléon Ier. Le cortège funéraire traverse la capitale sous les acclamations de la foule. Le tombeau est installé sous le Dôme, transformant les Invalides en sanctuaire impérial. Depuis, le lieu attire chaque année des visiteurs fascinés par la légende napoléonienne.
Napoléon Ier visitant l'infirmerie des Invalides, 11 février 1808, image choisie par monsieur de France : Par Alexandre Veron-Bellecourt — Catalogue Joconde : entrée 000PE005062http://www.histoire-image.org/pleincadre/index.php?i=524, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=17530146
Les Invalides aujourd’hui
Au XXe siècle, les Invalides accueillent de grandes cérémonies nationales. Funérailles d’hommes d’État, hommages militaires, commémorations : le site reste un haut lieu de mémoire. L’Institution nationale des Invalides continue d’accueillir des militaires blessés, perpétuant ainsi la mission voulue par Louis XIV.
Infos pratiques pour visiter les Invalides
Horaires d’ouverture des Invalides à Pariss
Le site est ouvert tous les jours de 10h à 18h. Les guichets ferment 30 minutes avant la fermeture des espaces. Vous pouvez ainsi profiter pleinement des collections, des expositions temporaires et de la majestueuse église du Dôme.
Nocturnes exceptionnelles
Chaque premier vendredi du mois, le musée propose une ouverture en soirée, de 18h à 22h (dernières entrées jusqu’à 21h). C’est l’occasion unique de découvrir les Invalides dans une atmosphère différente et plus intime.
Jours de fermeture
Le site est fermé uniquement trois jours dans l’année : le 1er janvier, le 1er mai et le 25 décembre.
Accès aux Invalides
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Entrée principale : 129 rue de Grenelle, Paris 7e.
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Entrée place Vauban : ouverte de 14h à 18h.
Adresse : 129 rue de Grenelle, 75007 Paris ou 2 place Vauban, 75007 Paris.
Métro : lignes 8 et 13 (station Invalides) ou ligne 8 (La Tour-Maubourg).
RER : ligne C (station Invalides).
Bus : 28, 69, 82, 87, 92, 63, 83, 93.
Horaires : tous les jours sauf le 1er janvier, le 1er mai et le 25 décembre.
Tarifs : billet donnant accès au musée de l’Armée, au Dôme et au tombeau de Napoléon, avec réductions pour certains publics.
Parking : 23 rue de Constantine. Station de taxis place Vauban.
FAQ – Visiter les Invalides à Paris
Que voir absolument aux Invalides ?
Le tombeau de Napoléon Ier, le Dôme doré, le musée de l’Armée, la cour d’honneur et l’église Saint-Louis.
Combien de temps faut-il prévoir pour la visite ?
Prévoyez au minimum deux à trois heures pour visiter le musée, le Dôme et l’esplanade.
Où se trouve exactement le cœur de Vauban aux Invalides ?
Le cœur de Vauban est conservé dans un monument dédié situé dans l'église du Dôme, en face du monument de Turenne. C'est un hommage voulu par Napoléon pour honorer le plus grand architecte de fortifications de l'histoire.
Peut-on voir le lit de mort de Napoléon aux Invalides ?
Oui, le Musée de l'Armée conserve de nombreux objets intimes provenant de Sainte-Hélène, y compris le lit de camp sur lequel l'Empereur s'est éteint le 5 mai 1821.
Quelle est la différence entre l'église du Dôme et l'église Saint-Louis ?
Bien qu'elles communiquent, elles avaient deux fonctions : l'église du Dôme était la chapelle royale réservée au souverain, tandis que l'église Saint-Louis (dite "église des soldats") était destinée aux pensionnaires militaires.
Faut-il réserver son billet à l'avance pour Napoléon ?
Bien que l'achat sur place soit possible, il est fortement recommandé de réserver en ligne durant la haute saison (avril-octobre) pour éviter les files d'attente importantes au contrôle de sécurité.
Le billet pour le musée donne-t-il accès au Tombeau ?
Oui, le billet unique inclut l'accès au tombeau de Napoléon Ier, à toutes les collections permanentes du musée de l'Armée, au plan-relief et au musée de l'Ordre de la Libération.
Les Invalides accueillent-ils toujours des militaires ?
Oui. L’Institution nationale des Invalides accueille encore des militaires blessés, perpétuant la mission fondatrice.
Les Invalides sont-ils gratuits certains jours ?
Oui, lors des Journées du Patrimoine et pour certains publics comme les mineurs ou les étudiants européens.













