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Visiter l’Opéra Garnier : immersion dans le plus bel opéra du monde et ses secrets

C'est le plus bel opéra du monde : le Palais Garnier à Paris. Inauguré le 5 janvier 1875, il offre 1979 places dans une salle absolument magique. Avec plus de 200 levers de rideaux par an et près d'un million de visiteurs par an, c'est le temple de la Musique et de la Danse.Au s Ecole des fameux "petits rats de Paris" et surtout lieu dédié à la musique et à la danse, à la chorégraphie aussi, il est l'un des plus beaux ornements de la capitale française. Découvrez son histoire et ce qu'il faut voir.
Mise à jour le 12 janvier 2026

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Sommaire

Visiter l’Opéra Garnier, c’est découvrir le grand escalier, le plafond de Chagall, le Grand Foyer et la salle de spectacle en 1h à 1h30.
La visite se fait sans billet de spectacle, mais certaines salles peuvent être fermées selon les répétitions.
Réserver à l’avance est conseillé, surtout le week-end et en haute saison.

Le conseil de Monsieur de France : Cet article est le complément indispensable de notre guide des 15 monuments de Paris 2026.

 

Pourquoi visiter l’Opéra Garnier à Paris ?

 

Visiter l’Opéra Garnier, c'est s'offrir une immersion dans le faste du Second Empire et le génie de son architecte : Charles Garnier. Véritable temple de l’art lyrique et chorégraphique depuis plus de 150 ans, ce palais de marbre, de miroirs et d'or éblouit les amateurs d'art. Au dehors la façade est sublime. Au dedans : l'entrée surprend par son Grand Escalier magistral avant qu'on ne découvre le Grand Foyer, dont les dorures et les miroirs n'ont rien à envier à la Galerie des Glaces de Versailles. Au-delà de sa structure, le monument abrite des trésors artistiques uniques, à l'image du plafond de la salle de spectacle peint par Marc Chagall, qui crée un contraste saisissant avec le rouge velours des loges. Entre légendes (comme celle du célèbre Fantôme de l'opéra) génial geste architectural et prestige historique, il faut voir l'Opéra Garnier une fois dans sa vie. 

 

L'Opéra Garnier : Que voir absolument ?

 

Autour de l'Opéra, la place est magnifique, ainsi que l'avenue qui porte son nom. Ne ratez pas "la ceinture de lumière" constituée de soixante candélabres (éclairés au gaz à l'origine et jusqu'en 1954). Certains lampadaires sont des cariatides qui tiennent la lumière. On trouve aussi des colonnes rostrales qui rappellent Paris et sa devise "flotte mais ne coule pas". 

 

Façade principale de l’Opéra Garnier à Paris, chef-d’œuvre de l’architecture du Second Empire richement sculpté et doré. Photo choisie par monsieurdefrance.com : Blooda via depositphotos

La facade principale de l'opéra Garnier. Photo choisie par monsieurdefrance.com : Blooda via depositphotos.

 

 

La façade côté avenue de l’Opéra : dôme, Apollon et statues scandaleuses

 

Au sommet du dôme, couvert de cuivre, on distingue Apollon accompagné de la Musique et de la Poésie (réalisation du sculpteur Aimée MILLET). Dessous, deux groupes dorés (l'intérieur est en inox). Il s'agit de deux statues réalisées par Charles GUMERY. Mesurant 7,50 mètres de hauteur, elles représentent l'harmonie à gauche et la poésie à droite.

 

Groupe doré de l’Harmonie par Charles Gumery sur la façade de l’Opéra Garnier, sculpture emblématique du décor monumental parisien. Photo choisie par monsieurdefrance.com : Baloncici via depositphotos

L'un des deux groupes dorés de la façade de l'opéra. Ici l'Harmonie par Charles GUMERY. Photo choisie par monsieurdefrance.com : Baloncici via depositphotos.

 

Les statues du rez-de-chaussée : Poésie, Musique, Danse, Drame

 

Enfin, au rez-de-chaussées, on distingue notamment 4 groupes de statues de pierre, sculptées par plusieurs artistes. Il y a de gauche à droite : la Poésie qu'on reconnait à ses palmes (par François JOUFFROY), la musique instrumentale, avec ses instruments de musique, (par Eugène GUILLAUME), la plus sulfureuse est la danse, dont le corps dénudé a provoqué des réactions indignées et a valu a la statue d'être abimée plusieurs fois (un homme a par exemple jeté de l'encre noire dessus) et une campagne de presse a même demandé sa suppréssion, malgré une pétition des danseuses du ballet. Enfin la dernière statue, la plus à droite, est le drame lyrique (par Jean-Joseph PERRAUD). 

 

La Danse de Jean-Baptiste Carpeaux sur la façade de l’Opéra Garnier, sculpture emblématique dont l’original très endommagé a été remplacé par la statue actuelle au XXᵉ siècle. Photo choisie par monsieurdefrance.com : PhilipMinnis via depositphotos

La danse, dont l'original très abimée a été remplacé par la statue actuelle au XXe siècle. Photo choisie par monsieurdefrance.com : PhilipMinnis via depositphotos.

 

 

 

 

L'Intérieur : Un palais de marbre et d'or

 

Le bassin de la Pythie : la prophétesse d’Apollon à l’Opéra

 

La Pythie par Marcello (Adèle d’Affry), sculpture emblématique ornant l’Opéra Garnier à Paris. Photo choisie par monsieurdefrance.com : Laura-Zago.0293 via depositphotos

La Pythie par MARCELLO. Photo choisie par monsieurdefrance.com : Laura-Zago.0293 via depositphotos

 

La Pythie était celle qui, assise sur un trépied, annonçait l'avenir au nom d'Apollon au sanctuaire de Delphes. Appolon est dieu des arts chez les grecs, elle est donc dans l'Opéra considéré comme le temple du dieu. Un effet special permettait, autrefois, de la distinguer dans une sorte de brume (la Pythie respirait des vapeurs sorties de la terre avant d'annoncer ses prophéties). C'est l'une des rares statues parisiennes réalisées par une femme : Adèle d'AFRY (1836-1879) duchesse de CASTIGLIONE-COLONNA sous le pseudonyme de MARCELLO

 

 

Le grand escalier : l’entrée la plus spectaculaire de Paris

 

On découvre ensuite les deux volées de marches absolument spectaculaires du grand escalier. Une vraie prouesse architecturale puisque le plafond culmine à 30 mètres de hauteur. Tout en dorures et marbres colorés, l'escalier, qui mène aux différents étages et aux foyez, est éclairé par deux groupes féminins tenant des flambeaux. 

 

Grand escalier de l’Opéra Garnier à Paris, chef-d’œuvre monumental en marbre symbole du faste et de l’élégance du XIXᵉ siècle. Photo choisie par monsieurdefrance.com : Isogood via depositphotos

Le grand escalier de l'Opéra Garnier. Photo choisie par monsieurdefrance.com : Isogood via depositphotos

 

On découvre ensuite les deux volées de marches absolument spectaculaires du grand escalier. Une vraie prouesse architecturale puisque le plafond culmine à 30 mètres de hauteur. Tout en dorures et marbres colorés, l'escalier, qui mène aux différents étages et aux foyez, est éclairé par deux groupes féminins tenant des flambeaux. 

 

 

 

 

 

La rotonde du Glacier : plafond peint et pause des loges

 

Plafond de la salle du Glacier de l’Opéra Garnier à Paris, décor raffiné illustrant le faste et l’élégance des salons du XIXᵉ siècle. Photo choisie par monsieurdefrance.com via depositphotos

Le plafond de la salle du glacier. Photo choisie par monsieurdefrance via depositphotos.

 

La rotonde du Glacier vaut d'être vue. Salle destinée au rafraîchissement des V.I.P des loges (ils pouvaient commander d'avance avec un ingénieux système de sonnettes), elle affiche un superbe plafond peint d'une ronde de bacchanales et de faunes par Alexis-Joseph MAZEROLLE (1826-1889). On peut aussi distinguer sur les huit tapisseries des côtés les différentes boissons qu'on servait ici en 1880 par exemple le champagne, le thé, le café ou même... L'orangeade. 

 

Le grand foyer : le “Versailles” de l’Opéra Garnier

 

Grand Foyer de l’Opéra Garnier à Paris, galerie somptueuse aux dorures et miroirs emblématiques du faste du Second Empire. Photo choisie par monsieurdefrance.com via depositphotos

Le grand Foyer. Photo choisie par monsieurdefrance.com via depositphotos.

 

Précédé de deux salons, l'un dédié à la lune d'un côté, l'autre dédié au Soleil, le Grand foyer est véritablement spectaculaire avec son univers qui vous plonge dans les châteaux français d'esprit renaissance et vous rappelle aussi la galerie des glaces de Versailles avec ses glaces de 6 mètres de haut face aux fenêtres. Il est constitué de 5 travées et orné de 20 statues illustrant les qualités nécéssaires aux artistes. Le plafond, peint par Paul BAUDRY (1826-1886) raconte l'histoire de la musique, de la tragédie et de la comédie. L'endroit a longtemps été réservé aux hommes, une exception rarissime ayant été faite à la Reine d'Espagne lors d'une visite. Il est désormais, et heureusement, totalement mixte. 

 

Plafond du Grand Foyer de l’Opéra Garnier peint par Paul Baudry, décor monumental emblématique du faste artistique du Second Empire. Photo choisie par monsieurdefrance.com : depositphotos

Le plafond du grand foyer, peint par Paul BAUDRY. Photo choisie par monsieurdefrance.com : depositphotos.

 

 

La Salle de Spectacle et ses Secrets

 

Elle est énorme et c'est véritablement le coeur de l'Opéra Garnier. Inspiré des théâtres à l'italienne, elle fait plus de 30 mètres de largeur, sur 32 mètres de profondeur et 20 mètres de hauteur et elle permet 1900 places sur 5 niveaux. 

 

Grande salle de l’Opéra Garnier à Paris, auditorium somptueux aux dorures et au plafond peint, emblème du faste lyrique du XIXᵉ siècle. Photo choisie par monsieurdefrance.com : depositphotos.com

La grande salle de l'opéra garnier. Photo choisie par monsieurdefrance.com : dépositphotos.com

 

 

Plafond de Chagall et lustre : l’image la plus célèbre

 

A l'origine, le plafond de la coupole, qui fait plus de 50 M2, a été peint par Jules-Eugène LENEPVEU (1819-1898), le peintre préféré de Napoléon III. Il figurait les muses. Il a été recouvert (mais pas détruit) en 1964 par l'oeuvre de Marc CHAGALL (1887-1985) qui a été marouflée par dessus l'oeuvre de Lenepveu. Ce plafond est découpé en 5 parties qui racontent de grandes oeuvres de l'opéra et de la danse et qui rend hommage à 14 compositeurs et leurs oeuvres dont Glück, Mozart, Bizet... 

 

Plafond peint par Marc Chagall dans la grande salle de l’Opéra Garnier à Paris, œuvre colorée emblématique de l’art moderne intégrée au monument historique. Photo choisie par monsieurdefrance.com : Izogood via depositphotos.com

Le lustre et le plafond de Chagall. Photo choisie par monsieurdefrance.com ; Izogood via depositphotos.com 

 

Un lustre immense est situé au centre du plafond. Il est d'origine. Une légende tenace affirme qu'il est tombé sur les spectateurs. Il n'en n'est rien mais il est vrai que quelques éléments sont tombés lors d'une représentation en 1896. Un mouvement de panique a fait des blessés. Ce lustre est magique : en bronze doré, il est installé depuis 1874. A l'époque, 340 becs de gaz permettaient de l'éclairer. Il est electrifié totalement depuis 1957. 

 

Lustre monumental de l’Opéra Garnier à Paris, élément emblématique de la grande salle symbolisant le faste et l’élégance du théâtre lyrique. Photo choisie par monsieurdefrance.com : Jybiard via depositphotos.com

Le lustre de l'opéra Garnier. Photo choisie par monsieurdefrance.com : Jybiard via depositphotos.com

 

 

Opéra Garnier : chiffres clés à retenir

 

L'opéra Garnier c'est ; plus de 200 levers de rideaux par ans, plus d'1 million de visiteurs. C'est une surface de plus de 15 000 M2 au sol et une profondeur de plus de 73 mètres du paratonnerre aux cuves qui sont situées plusieurs dizaines de mètres au dessous du sol. 

 

 

Pourquoi appelle-t-on les élèves “petits rats” ?

 

Jeunes danseurs de l’Opéra de Paris en répétition, incarnant l’excellence et la tradition du ballet français. Photo choisie par monsieurdefrance.com

Photo choisie par monsieurdefrance.com : billiondigital via depositphotos.

 

Il ne faut pas oublier que l'Opéra Garnier est une académie de Musique et de danse. On y apprend la danse classique (le ballet est très ancien en France et il a servi d'exemple dans le monde entier). La tradition est de surnommer les jeunes élèves les "petits rats". L'origine de l'expression est obscure mais on pense qu'elle viendrait du bruit de leurs chaussons de danse sur le sol. Des bruits furtifs et répétés qui rappelaient ceux de rats qui courrent, d'autant plus que les répétitions avaient alors lieu dans les combles. Le bruit venait d'en haut. 

 

 

 

 

L'Opéra à Paris : 4 siècles d'histoire

 

Mademoiselle Camargo, célèbre danseuse de l’Opéra de Paris, représentée dans une estampe de Laurent Cars d’après Nicolas Lancret (1731), témoignage emblématique de l’art et du ballet au XVIIIᵉ siècle en France. Photo choisie par monsieurdefrance.com

Mademoiselle Camargo, estampe de Laurent Cars, d’après Nicolas Lancret, 1731. Image choisie par Monsieurdefrance.com via Gallica.fr

 

 

1645 : le premier opéra donné en France

 

C'est Jules MAZARIN (1602-1661), d'origine italienne, qui introduit l'Opéra à Paris et en France en 1645 en installant une troupe italienne dans le "Petit Bourbon", un hôtel particulier situé face au Louvre. Il faut dire qu'elle peut recevoir beaucoup de monde comme elle l'a prouvé lors des états-généraux de 1614, l'un des rares moments de consultation par la monarchie des trois ordres qui composent la France de l'époque : la noblesse, le clergé et le Tiers-Etat (tout les autres en fait). Le jeune Louis XIV, qui réside au Louvre et qui est passionné de danse, assiste au premier opéra donné en France : "la Finta Pazza" de Francisco SACRATI (1605-1650) le 14 décembre 1645. La salle est détruite près de 15 ans plus tard pour faire place à ce qui est, aujourd'hui, la colonnade du Louvre. En 1662, la "Salle des machines" est inaugurée non loin du Louvre également, dans le jardin des tuileries. D'une capacité de 4000 places, elle est détruite suite à l'incendie des tuileries en 1871. Elle aura été salle de spectacle mais, on le sait moins, siège de la Convention Nationale au milieu de la Révolution Française. Il n'en reste rien aujourd'hui. L'Opéra, lui, a changé d'endroit entre temps... 

 

Salle du Petit-Bourbon à Paris, vaste salle historique ayant accueilli les États généraux de 1614 et le premier opéra donné en France en 1645. Photo choisie par monsieurdefrance.com : Wikipédia

La salle du petit-bourbon était très vaste. Elle a accueilli les Etats Généraux de 1614 et elle a acueilli le premier opéra donné en France en 1645. Image choisie par monsieurdefrance.com : Wikipédia.

 

En 1661, un nouvel opéra, dépendant de la toute récente "Académie royale de Musique" voulue par Louis XIV, s'installe dans la salle du jeu de paume (une salle de sport, le paume étant l'ancêtre du tennis). Située dans le quartier latin, cette salle accueille le premier opéra française de l'Histoire : "Pomone" par Robert CAMBERT. Cette salle n'est pas utilisée que pour l'opéra puisqu'elle reçoit Molière. On y donne beaucoup de ballets, dont ceux de BEAUCHAMP, un chorégraphe qui s'inspire des pigeons qu'il nourrit dans son grenier pour les danses qu'il fait effectuer aux artistes. La salle du jeau de Paume voit naître la Comédie Française avant de fermer en 1673. Il faut dire que l'endroit de l'opéra a changé. On donne désormais des opéras au Palais Royal. 

 

Livret de Pomone par Robert Cambert, premier opéra français de l’histoire, œuvre fondatrice de l’art lyrique en France. Photo choisie par monsieurdefrance.com : Wikimedia Commons

Livret de Pomone par Robert CAMBERT, le premier opéra français de l'histoire. Image choisie par monsieurdefrance.com : Wikicommons.

 

 

Le Palais Royal : bals masqués, incendies et rivalités musicales

 

Construit par la volonté du Cardinal de RICHELIEU (1585-1642) le palais Cardinal devient Palais Royal quand il le lègue au roi Louis XIV à sa mort. C'est finalement Philippe d'ORLEANS (1640-1701), dit "Monsieur", qui prend possession des lieux dans lesquels on trouve la salle de spectacle construite en 1641 pour le Cardinal et qui a été occupée par Molière et sa troupe pendant un peu plus de 10 ans (1662-1673). Cette salle est utilisée par Jean Baptiste LULLY (1632-1687) qui la récupère et met en place de nombreux changements dans son aménagement. Dans ce qui est appelé "l'opéra", on donne non seulement des spectacles mais aussi, à partir de 1713, des bals masqués qui font la réputation de fête (et un peu de lieu de luxure) des lieux. De nombreuses personnalités participent à ces bals, grâce au masque qui les rends anonyme. On peut ainsi croiser Louis XV dans sa jeunesse, Casanova et bien d'autres. Elle brûle le 6 avril 1763 (l'incendie fait d'ailleurs 2 victimes) et le bâtiment, très abimé, doit être reconstruit. 

 

Intérieur du premier opéra du Palais-Royal en 1761 lors d’une représentation d’une œuvre de Jean-Baptiste Lully, scène fondatrice de l’histoire de l’opéra en France. Photo choisie par monsieurdefrance.com : Wikimedia Commons

L'intérieur du premier opéra du Palais Royal en 1761 lors d'une représentation d'un pièce de Lully. Source de monsieurdefrance.com : Wikicommons.

 

Le 26 janvier 1770, "Zoroastre", l'opéra de Jean Philippe RAMEAU (1683-1764) est donné dans une salle toute neuve et conçue par l'achitecte Pierre Louis MOREAU-DESPROUX (1727-1794) qui signe une des premières salles de l'histoire en forme de demi-cercle. Elle est dotée de 4 rangs de loges et 2500 personnes peuvent assiter au spectacle. Puisque le précédent opéra a brûlé, MOREAU-DESPROUX dote le nouveau d'un système de reservoir plus prompt à éteindre des incendies. En plus de la salle, l'architecte transforme les façades du Palais Royal et lui donne l'allure qu'on lui connaît toujours aujourd'hui. L'Opéra de la rue de Valois reprend les traditions de la salle précédente. On y donne des bals costumés (auquels la Reine Marie-Antoinette participe) et de nombreux spectacles. Les premières années d'ouverture sont rythmées par la querelle entre les fans de PICCINNI (1728-1800) nommés les "piccinistes" et les fans de GLUCK (1714-1787) nommés les "gluckistes" (dont Marie Antoinette qui intervient pour favoriser Glück).

 

 

Rideau, Mozart et Figaro : les révolutions du spectacle

 

Portrait de Pierre-Augustin de Beaumarchais peint par Jean-Marc Nattier au XVIIIᵉ siècle, figure majeure des Lumières françaises. Photo choisie par monsieurdefrance.com

Pierre Augustin de BEAUMARCHAIS par Jean-Marc Nattier (XVIIIe siècle). Image choisie par monsieurdefrance.com  :  Public domain, via Wikimedia Commons

 

C'est à cette époque que Glûck propose une nouveauté : fermer les rideaux quand on change de décors alors que cela se faisait, habituellement, à la vue du public. Le jeune Mozart épate tout le monde à l'été 1778 avec "les petits riens" dont il a composé la musique (1756-1791). C'est aussi ici, en 1784, que BEAUMARCHAIS (1732-1799) donne la premiere de son "mariage de Figaro". Une pièce de théâtre qui annonce la Révolution Française puisqu'on entend "qu'avez vous fait pour tant de biens" et le fameux "vous ne vous êtes donné que la peine de naître" lancé à un noble à une époque où tout repose sur la naissance, surtout les privilèges. Le 8 juin 1781, un nouvel incendie ravage l'opéra du Palais royal en faisant 12 morts. Tous les décors sont perdus. En attendant de rebâtir un nouvel opéra, les spectacles sont donnés en l'hôtel des menus-plaisirs (le garde meuble du roi) avant d'être installé dans un nouvel endroit. 

 

 

Comédiennes, danseuses, courtisanes : la face cachée des coulisses

 

« La Clairon » (Claire Léris), grande comédienne du XVIIIᵉ siècle, représentée en Médée par Louis-Michel van Loo, figure majeure du théâtre et de la peinture de son temps. Photo choisie par monsieurdefrance.com : domaine public (Wikimedia Commons)

"La Clairon", (Claire Léris), grande comédienne (et courtisane) du XVIIIE siècle représentée par le peintre Van LOO en Médée (XVIIIe siècle). Image choisie par monsieurdefrance.com : Public domain Wikimedia Commons.

 

De nombreuses comédiennes et danseuses ont travaillé à l'opéra au cours de siècle. Au XVIIIE siècle, les comédiennes sont extrêmement célèbres. Elles allient souvent deux activités, une activité artistique mais aussi une activité de courtisanes. Entretenue par de puissants nobles (ou bourgeois), elles mènent grand train. Le XIXe siècle continue cette "habitude" avec les danseuses. D'où l'expression "avoir sa danseuse" pour parler d'un agrément qui vous coûte de l'argent mais qui vous apporte du plaisir. 

 

 

Et les bouchons 

 

Jusqu'en 1780, le protocole décide longtemps de l'emplacement des calèches et carrosses qui transportent le public. Ainsi, les princes ou les ministres peuvent se garer en premier et les bourgeois en dernier. Ce sont aussi les princes ou les ministres qui peuvent déplacer leur véhicule en premier. Les autres doivent donc attendre leur bon vouloir et leur sortie de salle pour pouvoir bouger à leur tour ce qui provoque (déjà) des bouchons inextricables dans le quartier. 

 

 

La Porte Saint-Martin : l’opéra construit en 3 mois (ou presque)

 

Théâtre de la Porte-Saint-Martin à Paris en 1791, grande salle parisienne emblématique de la vie théâtrale révolutionnaire. Photo choisie par monsieurdefrance.com

Le théâtre de la Porte Saint Martin en 1791. Image choisie par monsieurdefrance.com : Par Jean-Baptiste Lallemand — Bibliothèque nationale de France, Domaine public / Gallica.fr

 

Suite à l'incendie de 1781, Nicolas LENOIR (1733-1810) architecte de la reine Marie Antoinette promet de construire un nouvel opéra en moins de trois mois. Il tient parole (les ouvriers travaillent jour et nuit) et il réalise le Théâtre de la Porte Saint Martin, situé au 18 boulevard Saint Martin à Paris. 1800 places, 4 rangs de loges et une première donnée le 27 octobre 1781 avec "Adèle de Ponthieu" de PICCINNI. On y donne "Tibulle et Délie" en 1784, c'est le premier opéra composé par une femme : Mademoiselle de BEAUMESNIL (1748-1802). Peu avant la prise de la Bastille, le théâtre est pris par la foule qui pille notamment les sabres dans les accessoires (les hâches et massues en carton sont judicieusement laissées sur place si on en croit une lettre du directeur de l'époque). On dit que ces sabres ont servi pour la Prise de la Bastille le 14 juillet 1789. En 1791, on affiche pour la première fois les noms des chanteurs et danseurs des spectacles qui sont donnés. Après avoir donné quelques spectacles "patriotiques" le lieu est fermé en 1794. Il faut dire que les directeurs, FRANCOEUR et CELLERIER, ne sont pas réputés pour être des révolutionnaires acharnés. L'un d'entre eux a même passé un an en prison. Il devient un lieu de stockage. Il ouvre de nouveau ses portes en étant dédié au théâtre en 1802. Il est toujours un lieu de spectacle aujourd'hui (ainsi que le théâtre du Petit Saint Martin spécialisé dans les humoristes). 

 

 

Un théâtre, deux attentats : l’Opéra et les drames politiques

 

Attentat de la rue Saint-Nicaise à Paris visant Napoléon Bonaparte alors qu’il se rend à l’Opéra à la demande de Joséphine de Beauharnais, gravure historique illustrant l’un des complots les plus célèbres du Consulat. Photo choisie par monsieurdefrance.com

L'attentat de la rue Saint Nicaise vise Napoléon sur la route de l'Opéra à la demande de sa femme Joséphine qui veut se distraire. Gravure d'époque. 

 

Face à la bibliothèque Nationale, le théâtre de Mademoiselle Montansier prend le relais du théâtre de la porte Saint Martin devient le "théâtre national" (ou théâtre des arts). On y découvre le premier spectacle en 1794. La salle est énorme puisqu'elle peut accueillir 2800 spectateurs et qu'elle est dôtée d'une belle fosse qui peut accueillir plus de 50 musiciens. Les bals masqués reprennent en 1807 avec l'assentiment de Napoléon 1er, pas rancunier, puisqu'il est victime d'une tentative d'attentat le 24 décembre 1800 alors qu'il se rend à l'opéra. Il en sort miraculeusement indemne alors qu'il y 22 morts et que 46 maisons de la rue Saint Nicaises sont détruite.. L'assassinat du Duc de Berry (1778-1820) est, hélas, réussi. L'héritier du roi Louis XVIII est poignardé à la sortie du spectacle en 1820. Ce drame entraîne la fermeture de l'opéra de la rue de Richelieu qui est rasé sur ordre du roi. Un square est aménagé à la place. Il ne reste absolument rien du théâtre. 

 

Mort du duc de Berry, Charles Ferdinand d’Artois, scène historique représentée par Cibot illustrant l’attentat qui bouleversa la Restauration. Photo choisie par monsieurdefrance.com

La mort du duc de Berry Par Cibot. Source de monsieurdefrance.com : wikimedia commons / domaine public.

 

 

L’Opéra Le Peletier : le provisoire qui a duré 50 ans

 

Grande salle de l’opéra Le Peletier à Paris en 1864, théâtre conçu comme provisoire mais utilisé plus de 50 ans, reproduisant fidèlement la salle de l’opéra de la rue de Richelieu. Photo choisie par monsieurdefrance.com

La grande salle de l'opéra Le Peletier en 1864. Concue comme provisoire, elle reproduisait exactement celle de l'opéra de la rue de Richelieu. Elle a duré plus de 50 ans. 

 

Suite à la destruction de l'opéra de la rue Richelieu après la mort du duc de Berry, on construit un nouvel opéra provisoire : l'Opéra Le peletier parce qu'il est situé dans cette rue près du boulevard des italiens (opéra provisoirequi va durer plus de 50 ans). Sur les plans de l'architecte François DEBRET (1777-1850), on crée une salle en 1 an seulement et on réutilise des éléments de l'opéra de la rue de Richelieu. Elle peut accueillir 1800 spectateurs et elle est équipée de nouveautés telle que l'éclairage des effets spéciaux par des lampes à gaz. Elle est célèbre pour sa qualité sonore, dûe probablement à sa structure provisoire, donc légère. Elle a cependant un inconvénient : elle est au milieu des rues étroites du vieux Paris ce qui expose l'empereur Napoléon III aux attentats. Il préfèrerait un Opéra aux accès bien dégagés. Ca tombe bien les travaux du Baron Haussmann sont en train de remodeler Paris. L'opéra Le peletier est victime d'un incendie dans la nuit du 28 au 29 octobre 1873. Sa destruction entraîne l'accélération des travaux d'un nouvel opéra : le Palais Garnier. 

 

 

Naissance du Palais Garnier : le concours, Haussmann et “trop d’or”

 

Portrait de Napoléon III peint par Hippolyte Flandrin, représentation officielle emblématique du Second Empire. Photo choisie par monsieurdefrance.com

L'empereur Napoléon III par Hippolyte FLANDRIN. 

 

En 1858, visé par un attentat alors qu'il se rendait à l'opéra Le Peletier, Napoléon III décide de la construction d'un nouvel Opéra dans un lieu dégagé qui evitera de passer par le réseau inextricables des rues de Paris. Un concours pour une "Académie impériale de musique et de danse" est lancé en 1860. Ils sont plusieurs à répondre. Celui qui est selectionné s'appelle Charles Garnier. Il a été choisi à l'unanimité par le jury (présidé par le seul fils batard de Napoléon 1er : Charles Léon Walewski). Il faut dire que son projet est ambitieux, peut être trop pour certains qui, devant les dorures imaginées reprochent : "trop d'or ! Trop d'or !". Il faudra du temps pour tout faire puisque commencés en 1861 (même si la première pierre est posée en 1862) les travaux durent plus de 10 ans, nterrompus par des problèmes budgétaires et la guerre de 1870, et l'opéra de Paris est inauguré le 5 janvier 1875. 

 

Charles Garnier entouré de ses proches collaborateurs, figure majeure de l’architecture du XIXᵉ siècle et créateur de l’Opéra Garnier. Photo choisie par monsieurdefrance.com : Gallica.fr

Charles GARNIER et ses proches collaborateurs. Photo choisie par Monsieurdefrance.com : Gallica.fr 

 

 

Haussmann et le grand chantier de Paris : pourquoi ici ?

 

On n'imagine plus l'immense chantier qu'a été Paris pendant près de 40 ans pour lui donner son allure actuelle. A partir de 1858, Par la volonté de Napoléon III, le préfet de Paris, le Baron Haussmann lance des travaux colossaux pour remanier profondément Paris qui, à l'époque, est encore très proche de la cité du moyen-âge, avec ses rues étroites, ses maisons à pans de bois. On détruit des quartiers entiers pour percer de vastes avenues, on crée des jardins... Le seul quartier auquel on ne touche que fort peu c'est le quartier du Marais. L'opéra est un des chantiers de l'époque, situé en haut d'une avenue qui lui est dédiée. Un terrain compliqué à exploiter d'ailleurs puisque de forme triangulaire. 

 

« Trop d’or », jugeaient les détracteurs du projet de Charles Garnier, en référence à l’abondance de dorures de l’Opéra Garnier, symbole assumé du faste du Second Empire. Photo choisie par monsieurdefrance.com : Gilmanshin via depositphotos.com

"Trop d'or" jugeaient les détracteurs du projet de Charles GARNIER... Photo choisie par monsieurdefrance.com : Gilmanshin via dépositphotos.com 

 

 

Charles Garnier : l’homme derrière le chef-d’œuvre

 

Charles Garnier, architecte de l’Opéra Garnier et figure majeure de l’architecture du XIXᵉ siècle en France. Photo choisie par monsieurdefrance.com

Charles GARNIER image choisie par Monsieurdefrance.com : Truchelut photographe de l'Institut de France. 

 

Charles GARNIER est né à Paris le 6 novembre 1825, d'une famille sarthoise d'origine. Après des études aux Beaux-arts, il est pensionnaire de la Villa Medicis à Rome. Il voyage et se fait l'oeil en Italie, en Grèce et à Istanbul. L'Orient le marquera beaucoup notamment par les couleurs. Et cette passion des couleurs est l'une de ses marques de fabrique. Il remporte à l'unanimité le concours de 1861 pour la création du nouvel opéra de Paris. On lui doit aussi de nombreuses constructions en Italie, à Vittel (il a dessiné une partie de la station thermale vosgienne) ou encore à Monaco où il a signé le casino de Monte-Carlo. 

 

Casino de Monte-Carlo à Monaco, chef-d’œuvre architectural né de l’imagination de Charles Garnier. Photo choisie par monsieurdefrance.com : Garsya via depositphotos

Le Casino de Montecarlo à Monaco est né de l'esprit de Charles GARNIER. Photo choisie par monsieurdefrance.com : Garsya via depositphotos.

 

 

L’inauguration de 1875 : triomphe public, gêne politique

 

Au terme de 15 ans de travaux, l'Opéra est inauguré le 5 janvier 1875. Mal vu après la chute de l'empereur, non seulement Charles GARNIER n'est pas mis à l'honneur mais il n'est même pas invité officiellement. Il est obligé d'acheter sa place (en 2e classe). Les célèbres bal costumés de l'opéra reprennent aussitôt. Une tradition commencée en 1715 qui dure jusqu'en 1903 et devient passée de mode. La République n'hésite pas à utiliser ce monument voulu par l'empire et le président Félix FAURE y reçoit le Tsar Nicolas II de Russie et sa femme pour une représentation en 1896.

 

Inauguration de l’Opéra Garnier à Paris, scène officielle représentée dans une peinture d’époque illustrant la naissance d’un monument majeur du XIXᵉ siècle. Photo choisie par monsieurdefrance.com

L'inauguration de l'opéra. Peinture d'époque. 

 

L’Opéra Bastille : le “dernier” opéra de Paris

 

C'est le dernier Opéra construit à Paris. L'Opéra Bastille a été inauguré en 1989 à l'emplacement de la célèbre Bastille (détruite après sa prise en 1789) pour célébrer le bicentenaire de la Révolution Française. Edifiée à l'emplacement de l'ancienne gare de Paris Bastille, la salle présente 2745 place assises. La fosse peut accueillir 150 musiciens. Comme l'opéra-Garnier, c'est un concours qui a permis de choisir l'architecte, en l'occurence Carlos OTT. L'inauguration a eu lieu  en grande pompe le 13 juillet 1989 en présence de François MITTERRAND, Président de la République et de 30 chefs d'états dont Bush Père ou Margaret TATCHER. 

 

 

Façade de l’Opéra Bastille à Paris, architecture contemporaine emblématique dédiée à l’opéra et aux arts lyriques. Photo choisie par monsieurdefrance.com : TKKurikawa via depositphotos

La façade de l'Opéra-Bastille. Photo choisie par monsieurdefrance.com : TKKurikawa via depositphotos

 

 

Le saviez-vous ? des fermetures pour un chantier historique à venir

 

L'Opéra national de Paris s'apprête à vivre une transformation majeure. Le ministère de la Culture a récemment confirmé un vaste plan de modernisation dont le budget global atteindra 450,8 millions d'euros d'ici 2032. Ce projet d'envergure, soutenu par l'Élysée, vise à rénover en profondeur les équipements scéniques de nos deux temples lyriques.

 

Fermeture de l'opéra Garnier de mi 2027 à mi 2029 pour travaux

 

Toutefois, ces travaux nécessiteront des fermetures temporaires qu'il faut d'ores et déjà anticiper pour vos futures visites et profiter de l'année 2026 pour visiter l'opéra avant qu'il ne ferme :

 

  • Le Palais Garnier : Fermera ses portes pour travaux de mi-2027 à mi-2029.

  • L'Opéra Bastille : Prendra le relais de la rénovation entre 2030 et 2032.

 

 

Comment se rendre à l’Opéra Garnier (métro, RER, bus, parking)

 

Façade de l’Opéra Garnier vue depuis la place de l’Opéra à Paris, perspective emblématique du monument et de son décor urbain. Photo choisie par monsieurdefrance.com : Abadesign via Depositphotos

La facade depuis la Place de l'Opéra / Photo choisie par monsieurdefrance.com : Abadesign via Depositphotos.

 

Adresse 

Place de l'Opéra, 75 009 PARIS ou 8 rue scribe, 75 009 PARIS. L'entrée se fait par la rue Scribe. 

 

Métro 

Station Opéra (lignes 3, 7 et 8), Station Chaussée d’Antin (lignes 7 et 9), Station Madeleine (lignes 8 et 14)

 

R.E.R 

Ligne A station AUBER

 

Bus 

Lignes 20 / 21 / 27 / 32 / 45 / 52 / 66 / 68

 

Parking 

Q PARK Bruno Coquatrix : Rue Bruno Coquatrix, 75 009 PARIS

Parking Meyerbeer Opéra : 3 rue de la Chaussée d'Antin, 75 009 PARIS

Parking Haussmann Lafayette : 48 boulevard Haussmann, 75 009 PARIS

 

Site officiel

Le site officiel est ici 

 

 

 

Horaires et tarifs de l’Opéra Garnier : ce qu’il faut vérifier avant de venir

 

Horaires 

 

Le Palais Garnier / Opéra de Paris est ouvert tous les jours de 10H00 à 17H00 (Dernière entrée 45 minutes avant la fermeture). 

N.B : d'abord c'est un lieu de spectacle et donc de travail pour les artistes. Il arrive fréquemment que la salle soit fermée pour permettre des spectacles ou des répétitions. Ensuite, les bagages ne sont pas autorisés. Enfin, Monsieur de France vous donne un aperçu. Pour avoir les horaires actualisés et reserver, passez toujours par le site officiel. 

 

Programme officiel 

 

Sur le site officiel de l'Opéra Garnier vous trouverez l'ensemble des spectacles qui sont proposés pendant la saison en cours. 

 

 

Les tarifs de l’Opéra Garnier depuis 2026

 

Touristes Espace Économique Européen (EEE)

Pour bénéficier du tarif EEE, prévoir une pièce d’identité (contrôle possible).

 

• Palais Garnier (visite libre) :

  • Tarif : 15 €

• Liste des pays de l’EEE (30) : Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Malte, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Suède.

 

Touristes extra-européens (hors EEE : Américains, Chinois, Britanniques, etc.)

 

• Palais Garnier (visite libre) :

  • Tarif : 23 €

 

 

Intérieur de l’Opéra Garnier à Paris, décor somptueux aux dorures, marbres et fresques emblématiques du faste du XIXᵉ siècle. Photo choisie par monsieurdefrance.com : depositphotos.com

L'intérieur de l'Opéra Garnier. Photo choisie par monsieurdefrance.com : depositphotos.com

 

 

Combien de temps prévoir pour la visite ?

 

Comptez 1h à 1h30 pour bien voir, en prenant le temps au grand escalier et au grand foyer. Ajoutez 30 minutes si vous aimez lire les statues, chercher Apollon sur le dôme, et photographier les plafonds. Et si la salle est accessible, prévoyez un vrai temps d’arrêt : c’est souvent là qu’on se dit “ah oui… Paris”.

 

Peut-on prendre des photos à l’Opéra Garnier ?

 

Oui, et vous allez en prendre. Mais restez léger : le lieu est surveillé, les contrôles existent, et les grosses affaires compliquent tout. Le meilleur spot “waouh” : au pied du grand escalier, puis dans l’axe des miroirs du grand foyer.

 

 

 

 

FAQ — OPERA GARNIER

 

Peut-on visiter l’Opéra Garnier sans billet de spectacle ?

Oui, vous pouvez visiter le Palais Garnier en journée sans assister à un opéra ou un ballet. Vous accédez aux grands espaces (escalier, foyers, décors) selon les zones ouvertes. La salle peut être fermée en fonction des répétitions ou de la programmation.

 

Quelle est la meilleure heure pour visiter l’Opéra Garnier ?

Le meilleur moment est le matin : vous circulez plus facilement, vous profitez des détails et vous faites de meilleures photos. Si vous venez en haute saison, arriver tôt limite aussi l’attente à l’entrée.

 

Combien de temps dure la visite du Palais Garnier ?

Prévoyez 1h à 1h30 pour une visite confortable. Si vous aimez l’architecture, les plafonds, les sculptures et les anecdotes, 2 heures passent très vite.

 

Est-ce qu’on voit le plafond de Chagall pendant la visite ?

Oui, si la salle est accessible. Le plafond de Chagall est dans la salle de spectacle, avec le grand lustre au centre. Quand la salle est fermée (répétitions, contraintes techniques), vous ne pourrez pas toujours l’admirer.

 

Faut-il réserver ses billets à l’avance ?

Oui, c’est conseillé. Réserver à l’avance évite la file et sécurise votre créneau, surtout les week-ends, vacances et périodes estivales.

 

Peut-on venir avec un gros sac ou une valise ?

Mieux vaut éviter. Les bagages volumineux sont souvent refusés et les contrôles de sécurité peuvent ralentir l’entrée. Venez “léger” pour profiter.

 

Y a-t-il un dress code pour visiter l’Opéra Garnier ?

Pour la visite, non : venez correctement, simplement. Le dress code concerne surtout les soirées de spectacle, où l’on aime “faire un effort” sans tomber dans le costume obligatoire.


Un article de Jérôme Prod’homme pour Monsieur de France, avec passion et plaisir de raconter la France, le tourisme et le patrimoine.

Jérôme Prod'homme

Jérôme Prod'homme

 Jérôme Prod'homme est Monsieur de France.
Auteur et conteur du patrimoine français, il est passionné par l’histoire, la culture, les traditions et l’art de vivre en France. Depuis de nombreuses années, il écrit pour différents médias sur des sujets liés au tourisme, aux lieux chargés d’histoire, aux spécialités régionales et à la mémoire du pays. 

À travers Monsieur de France, Jérôme partage des expériences vécues, des visites réelles et des découvertes authentiques. Il sillonne les régions, rencontre les habitants, échange avec les artisans, explore les marchés, les villages, les châteaux, les forêts et les vignobles. Chaque article naît d’une curiosité sincère et d’une envie de transmettre. 

Son objectif n’est pas de faire un cours d’histoire, mais de faire aimer la France à ceux qui la découvrent, et à ceux qui la connaissent déjà — par le récit, par les émotions, par les anecdotes, par les parfums de cuisine et par le plaisir de la découverte. Monsieur de France est une invitation à explorer ce pays magnifique avec les yeux, le cœur et même ... L’appétit ! 

Jérôme Prod'homme

Jérôme Prod'homme

 Jérôme Prod'homme est Monsieur de France.
Auteur et conteur du patrimoine français, il est passionné par l’histoire, la culture, les traditions et l’art de vivre en France. Depuis de nombreuses années, il écrit pour différents médias sur des sujets liés au tourisme, aux lieux chargés d’histoire, aux spécialités régionales et à la mémoire du pays. 

À travers Monsieur de France, Jérôme partage des expériences vécues, des visites réelles et des découvertes authentiques. Il sillonne les régions, rencontre les habitants, échange avec les artisans, explore les marchés, les villages, les châteaux, les forêts et les vignobles. Chaque article naît d’une curiosité sincère et d’une envie de transmettre. 

Son objectif n’est pas de faire un cours d’histoire, mais de faire aimer la France à ceux qui la découvrent, et à ceux qui la connaissent déjà — par le récit, par les émotions, par les anecdotes, par les parfums de cuisine et par le plaisir de la découverte. Monsieur de France est une invitation à explorer ce pays magnifique avec les yeux, le cœur et même ... L’appétit !